Rawdon : Petite ville deviendra grande… entrevue avec le maire de Rawdon, M. Jacques Beauregard

Jacques Beauregard, maire de Rawdon

Jacques Beauregard, maire de Rawdon

 

Petite ville deviendra grande

 écrit par Anne Côté

Ville, village, petite municipalité, je ne savais trop comment qualifié Rawdon avant de parler à son maire, monsieur Jacques Beauregard. En tant que citadine, la différence entre village et petite ville ne m’apparaît pas très importante, mais monsieur Beauregard m’a fait comprendre la distinction.     «De village de villégiature qu’était Rawdon jusqu’aux années 90, notre petite municipalité devient tranquillement une petite ville familiale et respectueuse de la nature et cela, à proximité de Montréal», a affirmé celui-ci. La variation : les infrastructures, le développement domiciliaire (cent maisons de plus par année), la population qui grossit rapidement, maintenant 11 000 résidents permanents, nombre qui monte jusqu’à 30 000 pendant la belle saison et les vacances.

 

L’autoroute, clé maîtresse du développement

La proximité de Montréal et de Laval ainsi que le plan de développement prévu par le gouvernement du Québec font en sorte que l’autoroute sera bientôt chose faite. Reléguée aux oubliettes en 1976 pour privilégier les services sociaux, la voie d’accès rapide revient maintenant sur la planche à dessin du gouvernement. Monsieur Beauregard est très enthousiaste quand vient le temps de nous parler de la progression de sa ville, mais aussi de son plan d’urbanisation qui respectera selon lui les différentes ères agricoles et qui permettra à Rawdon de se développer de façon à prendre soin de la belle nature et de son environnement. « Rawdon est une ville en croissance, nous dit-il. Avec l’arrivée de l’autoroute, nous viendrons directement à Rawdon et nous serons à 30 minutes du Nord de Montréal et à 50 minutes de l’intersection Sherbrooke et Décarie. Le dossier est bien reparti. Il ne reste que les auditions au BAPE et les différents ministères se sont déjà entendus sur la marche à suivre. En plus, les terres sont déjà expropriées depuis le début des années 70 ».

 

Une ville qui prend doucement sa place

« Nous voulons que notre ville se développe, mais pas n’importe comment, affirme le maire. Nos plans sont de faire de Rawdon une petite ville avec beaucoup de vert, une urbanisation de grande verdure. Nous avons déjà opté pour ne pas envahir les terres agricoles et pour construire différemment d’autres villes limitrophes. Nous ne désirons pas de maisons en rangée, mais bien de petites maisons familiales avec parcs et services nécessaires à une petite famille. Dans notre ville, nous ne sentirons pas la pression de l’urbanisation ».

« Nous travaillons fort pour arriver à une qualité de vie dans la municipalité et les structures des services municipaux sont une des choses importantes à mettre sur pied. Nous construirons bientôt une usine de filtration », nous a indiqué monsieur le maire.

 

La petite histoire d’un village

Pendant notre entrevue, monsieur le maire s’est fait un plaisir de nous raconter la progression de sa municipalité vers le statut de petite ville familiale entourée de verdure, respectant la nature et offrant à tous les services dont ils ont besoin. À proximité de Montréal, les 11 000 citoyens de Rawdon vivent une vie loin de l’agitation de la grande ville, mais assez près d’elle pour pouvoir bénéficier des avantages de celle-ci.

Rawdon est née de la colonisation comme plusieurs villages des environs. On peut penser à St-Jérôme ou Ste-Adèle qui sont des villages touristiques très connus et qui ont été fondés à peu près à la même époque que Rawdon. Monsieur Jacques Beauregard nous raconte comment une des richesses de la région, la forêt, a été le point de départ de cette nouvelle colonie. Le bois, qui flotte sur la rivière Ouareau et la rivière Rouge se fraie un chemin vers les moulins à scie. L’industrie du bois de sciage fait partie intégrante de l’histoire de Rawdon. C’est à cause de cette activité économique importante que le train arrive à la fin de la Première Guerre. L’agriculture fait vivre les colons l’été et l’industrie du bois de sciage fait de même une fois l’hiver venu. « La terre de Rawdon est plutôt sablonneuse, mais il existe deux rangs de bonnes terres agricoles que nous voulons protégé lors de la venue de l’autoroute », nous a affirmé le maire.

Lanaudière et particulièrement Rawdon s’est transformée au gré des années en région touristique, et ce, même avant les Laurentides d’après monsieur Beauregard. Juste après la Première Guerre, il existait des hôtels et des pensions et de petites stations de ski avec remonte-pente. Par la suite, dans les années 60, on voit arriver en grand nombre les terrains de camping. Rawdon a donc établi sa réputation de municipalité de villégiature déjà à cette époque.

Sur une superficie de 180 km carrés, avec ses parcs municipaux, ses six chutes, une belle forêt, une cinquantaine de communautés culturelles vivent à Rawdon dans un climat d’ouverture vers les autres et de respect de la nature.

Cela crée un environnement idéal pour fonder une famille ou prendre sa retraite.