Montréal mérite mieux

Gérard Therrien Éditeur Qui Magazine
Gérard Therrien
Éditeur Qui Magazine

 

 Par Gérard Therrien

 

Montréal mérite mieux

 

À ma naissance, nous habitions le 234 de la rue Murray, angle Ottawa, dans le sud-ouest de Montréal. Une venelle en macadam pas très différente des autres, sinon pour l’écurie de Borden située de biais avec ma maison et la mansarde d’en face qui abritait les frères Dubois, un secteur alors parmi les plus mal famés de l’île de Montréal appelé le Grinffintown. Bref, j’ai vécu dans la Cité presque l’entièreté de ma vie, autant dire que j’ai Montréal tatoué sur le cœur.

Depuis l’automne 2011, l’actualité m’écorche les oreilles, il ne se passe pas un jour sans entendre quelqu’un verser des saloperies sur le compte de la métropole : corruptions, crapuleries, collusions, bassesses, allégations justifiées ou non, n’importe, la Ville en reçoit plein la gueule, plus qu’elle n’en peut. Des parcours de vie sont démolis par le biais de délations. Peut-on accorder foi à tous ces filous qui défilent devant la commission Charbonneau ? Là n’est pas la question, le tort est fait, Montréal a mal. Sa réputation en prend tout un coup, combien de temps sera-t-il nécessaire pour redorer son image ?

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Pendant plus de 16 ans, j’ai été éditeur (1993-2008) d’un journal d’affaires dans l’est de Montréal. Avec mon équipe, nous avons fait la promotion de cette partie de l’Île et des gens qui y évoluaient, nous avons fait connaître leur dynamisme, leur ingéniosité ainsi que la fougue qui les habitait. C’est en exhibant leurs exploits, leurs bons coups tant sur le plan personnel que professionnel, que nous croyons avoir aidé l’Est à devenir ce qu’il est maintenant.

Au cours de ces années jamais nous n’avons eu recours à la nouvelle négative. C’est donc en rédigeant des articles sur les triomphes d’affaires ou sociaux des décideurs de l’Est que nous avons insufflé un vent de positivisme sur le territoire, nous étions persuadés que de mettre en évidence les succès de l’Est engendreraient la réussite.

Rien n’est comparable entre la situation qui prévalait en 1993, alors que le Québec était en récession et celle d’aujourd’hui où nous retrouvons Montréal jonglant avec des problèmes d’éthiques, politiques, économiques et moraux. La fierté montréalaise est à son plus bas. Si la Commission Charbonneau était nécessaire, ce que je ne discute en rien, les retombées de celle-ci sont des plus négatives et résulteront par moult difficultés à rebâtir la réputation de Montréal, ce qui ne pourra que retarder son devenir, c’est à mon avis un passage obligé.

C’est pourquoi nous comptons tout mettre en œuvre avec le Qui magazine afin de contribuer, à notre façon, à l’avancement de la Métropole. Une partie du Qui magazine sera consacrée à la défense ainsi qu’à la promotion des intérêts de la Cité.

 

Changements à venir

La mission du Qui est qui du Québec (Who’ s Who du Québec) demeurera la même, sauf que le site Web du Qui est qui se fondra en cours d’année avec le site Internet du Qui magazine pour ne faire qu’un. Tout sera offert à la même enseigne.

On se rappellera que le Qui magazine est né du désir de présenter des articles de fond sur le parcours de nos bâtisseurs. Nous avons l’intention de poursuivre dans cette voie, mais avec pour objectif de raviver l’esprit entrepreneurial et de démontrer à tous que Montréal n’est pas que la résultante de la commission Charbonneau.

Des centaines de réussites et d’individus sur l’île méritent d’être reconnus. Leurs succès sauront très certainement stimuler la fierté montréalaise. Bref, nous entendons aujourd’hui ajouter à la mission du Qui magazine la promotion et la défense des intérêts montréalais.

Restez des nôtres, il y aura encore plein de belles histoires à lire.